Test du jeu de cartes The Banishing

Les grosses chaleurs viennent d’arriver et les apéros en extérieur vont être de plus en plus nombreux. Par beau temps, la rédaction met de côté les jeux de plateau pour privilégier les jeux rapides, nerveux, faciles à jouer (si quelques verres dans le nez…) et facile à ranger ! Dans un parc, par terre, sur les quais, sur la page, The Banishing est un jeu de cartes de premier choix pour des parties improvisées ! Qui a dit qu’on ne pouvait pas combattre les morts-vivants avec des lunettes de soleil sur le nez ?

 

POUR L’EMPORTER, IL VOUS FAUDRA BANNIR !

Jeu de cartes coopératif

Dans notre dernier article, nous vous parlions de Zombicide Green Horde, un jeu de plateau génial mais qui prend de la place (grande table obligatoire). Ici, avec The Banishing, nous sommes encore sur un jeu coopératif (cad que tous les joueurs luttent ensemble contre le jeu) mais les parties sont rapides et il n’y a que des cartes à poser devant soi.

De plus, la boîte est petite, vous pouvez donc l’emmener sans souci dans votre sac à dos.

 

 

Nous avons joué notre troisième partie du jeu sur la pelouse d’un parc alors que le soleil tapait sur nos têtes heureusement protégées par des casquettes.

Chaleur ou non, nous avions une mission à accomplir car malheureusement :

“Un sombre abîme s’était ouvert. Des morts-vivants tentaient d’envahir notre monde et nous avions pour mission de les repousser et de les bannir pour l’éternité.” 

Sacré challenge ! Rassurez-vous néanmoins : les règles sont simples et vraiment bien pensées. On les intègre tout de suite (toujours appréciable quand on veut un jeu rapide à expliquer aux copains mais qui reste génial à jouer car stratégique !).

 

Caractéristiques

Nom : The Banishing
Editeur : Wizkids
Distributeur du jeu en France : Asmodee
Type de jeu : 100% coopératif
Nombre de joueurs : 3 à 5
Age : à partir de 14 ans
Durée d’une partie : 30 min (45 min max)

 

Contenu de la boîte

  • 8 fiches de personnage (chaque joueur incarne 1 personnage)
  • 98 cartes (le coeur du jeu !)
  • un livret de règles (rapide à lire).

A gauche : les morts-vivants avec leur force de frappe (ici, 4 et 5). En rouge, vert et bleu : les cartes permettant d’activer des compétences personnelle. A droite de celles-ci : les fiches personnage de La Combattante, Le Voleur et l’Enchanteresse (il y a 8 personnages au total dans la boîte). Et tout à droite en violet : les objets (des bonus qui peuvent aider les joueurs).

 

Nous avons particulièrement apprécié le fait d’avoir 3 niveaux de difficulté différents : facile, normal, difficile. En facile, les joueurs ont 6 objets (6 “bonus”) dans le paquet de cartes. En normal, les joueurs n’en ont plus que 4 (moins d’objets, plus de challenge). Et enfin, en difficile, les joueurs n’ont le droit qu’à 2 objets dans le paquet de cartes (les autres objets sont mis de côté, on ne peut alors les utiliser).

 

Comment gagner ?

Simplicité et efficacité. Le but de votre groupe de joueurs est de mettre 10 cartes au Ban (c’est-à-dire bannir 10 cartes). Une fois que vous avez banni 10 cartes, vous l’emportez !

Chaque joueur a une fiche de personnage, à choisir parmi la liste suivante :

  • Le Soigneur,
  • La Combattante,
  • Le Voleur,
  • La Sorcière,
  • Le Barde,
  • Le Cultiste,
  • L’Enchanteresse,
  • La Brute.

Chaque personnage a ainsi des compétences personnelles et des compétences dites communes (que l’on retrouve chez l’ensemble des personnages). Tout le sel du jeu est de jouer en fonction de la situation et d’utiliser ses compétences au moment opportun.

Attention, chaque fiche de personnage indique les points d’endurance et les points de santé de votre personnage. Si vous perdez vos points d’endurance, vous devez retourner votre fiche de personnage face verso et vous ne pourrez plus utiliser vos compétences personnelles (communes, vous pourrez toujours), jusqu’à ce que vous les ayez de nouveau !

 

 

 Ici, la fiche du personnage Le Soigneur : en haut à droite vous pouvez voir son endurance (3) ainsi que ses points de santé (7). 

 

Dans The Banishing, gardez en tête qu’il faut bien communiquer, rappeler à l’un qu’il pourrait faire ceci grâce à son personnage. Regardez comment jouer au mieux. Cela passe par la communication orale et il est important de bien prévoir ses actions avec vos compagnons. Ainsi, laisser telle carte pour le joueur suivant peut être une stratégie intéressante. Prévoyez au mieux et quelques coups en avance, en collaboration toujours avec l’ensemble des joueurs.

C’est un jeu où l’on papote, certes, mais qui reste stratégique.

 

C’est maintenant à vous de jouer ! Voilà ce que vous pouvez faire

Rien de plus simple. Tout au long du jeu, vous aurez une grille de 3 cartes par 3 cartes posée au centre des joueurs (dès qu’une carte est retirée, on comble l’espace vide en piochant et en posant une nouvelle carte à l’endroit où se trouvait précédemment la carte).

 

La grille de 3 cartes par 3 cartes (celle-ci évolue en permanence).

 

Ce que vous devez faire à votre tour :

  • vous devez prendre les cartes d’une ligne + d’une colonne, vous forçant ainsi à prendre un total de 5 cartes. On remplace immédiatement les emplacements vides par de nouvelles cartes (tirées de la pioche).
  • vous pouvez ensuite utiliser une compétence (commune ou personnelle). Attention, une seule compétence par contre. Mais en utiliser une (l’ensemble des compétence est listé sur la fiche de chaque personnage) n’est pas une obligation. C’est optionnel.

Oui, mais pourquoi choisir de prendre telles ou telles cartes ?

Vos compétences (listées sur votre fiche de personnage) demandent des cartes de certaines couleurs ou/et formes. Pour activer une compétence personnelle, il vous faudra toujours défausser 3 cartes (tout dépend de ce qui est demandé sur votre fiche de personnage). Vous allez donc prendre des cartes qui vous permettent d’activer des compétences intéressantes pour votre groupe de joueurs. L’idée étant de regarder ce qui est le plus intelligent au moment T.

Bonne nouvelle aussi : vous pouvez échangez une de vos cartes avec un autre joueur après avoir pris les cartes d’une ligne ou d’une colonne. En bref, avoir pris une carte qui était super importante pour votre pote n’est pas dramatique, vous pourrez lui repasser.

 

GARE A LA DEFAITE !

Nous avons perdu 2 parties avant de remporter la victoire (de justesse) à la troisième tentative (nous avons joué en difficulté normale).

La partie de la victoire a été célébrée sous le soleil, avec l’ouverture d’une nouvelle tournée de bières pour notre groupe de 5 joueurs. Le beau temps était avec nous.

Les deux premières parties, nous avions malheureusement atteint une condition de défaite.

Dans The Banishing, l’ensemble des joueurs perd si :

  • un personnage meurt,
  • si tous les joueurs sont épuisés (c’est-à-dire qu’ils ont tous leur fiche de personnage retournée face verso),
  • si les joueurs n’ont pas réussi à bannir 10 cartes avant la fin du paquet au troisième round.

A notre première partie, l’un de nous était mort. A la deuxième, nous n’avions pas réussi à bannir les cartes avant la fin du paquet. Heureusement, tout est bien qui finit bien.

Prochaine étape : le jeu en difficile. Nous avons déjà prévu d’emmener à nouveau The Banishing au parc avec nous.

 

NOTRE AVIS

Au départ, The Banishing ne me tentait pas. Ni son packaging ni son descriptif ne m’intéressaient mais ma collègue a tenu à le tester quand même. Grosse surprise pour moi : les mécaniques du jeu sont excellentes. Simples, elles permettent une excellente communication entre les joueurs, et ce, dès la première partie ! On sent tout de suite que communiquer et s’organiser est impératif et le faire est un jeu d’enfants car les fiches de personnage listent parfaitement bien les compétences qui sont à la fois faciles à utiliser et complémentaires. Chaque personnage est important et le groupe n’en est que plus fort s’il communique bien.

On entend souvent : “Il ne faut jamais juger un livre à sa couverture”. Cela est bien vrai. Parfois, les préférences esthétiques peuvent empêcher l’achat d’un jeu (les autres joueurs trouvent The Banishing très beau, je ne parle ici que pour moi), pourtant me voilà à vouloir y rejouer. Conquise, j’inclus The Banishing dans mes jeux de cartes indispensables pour apéros ou vacances sur la plage (avec Les Bâtisseurs Moyen Age, Les Taxis de la Marne, Time Bomb et Schotten Totten. Ravie de cette découverte.

 

 

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