My Beautiful Boy, la méga claque de début d’année

TimothŽe Chalamet as Nic Sheff and Steve Carell as David Scheff star in BEAUTIFUL BOY

Aujourd’hui est un beau jour, car sort en salles l’incroyable “My Beautiful Boy”. J’ai eu le plaisir de le découvrir il y a de ça quelques temps, et je n’arrive toujours pas à me remettre de cette séance !

Affichant au casting l’étoile montante Timothée Chalamet, ainsi que le mondialement connu Steve Carell ( notamment pour son rôle de Michael dans la série The Office”), le scénario de My Beautiful Boy est assez sombre:

“Pour David Sheff, la vie de son fils, Nicolas, un jeune homme brillant, sportif, à l’esprit vif et cultivé, était déjà toute tracée : à ses 18 ans, Nic était promis à une prestigieuse carrière universitaire.
Mais le monde de David s’effondre lorsqu’il réalise que Nic a commencé à toucher à la drogue en secret dès ses 12 ans. De consommateur occasionnel, Nic est devenu accro à la méthamphétamine et plus rien ne semble possible pour le sortir de sa dépendance.
Réalisant que son fils et devenu avec le temps un parfait étranger, David décide de tout faire pour le sauver. Se confrontant à ses propres limites mais aussi celles de sa famille.

Tiré du best-seller éponyme du journaliste David Sheff et du propre récit de son fils Nic,
MY BEAUTIFUL BOY dresse un portrait unique de la manière dont l’addiction peut détruire et bouleverser les vies des utilisateurs mais aussi de leurs proches… Et comment ces familles peuvent trouver la force et le courage pour se reconstruire.”

 

My Beautiful Boy, un duo d’exception !

L’addiction a beau être au coeur de ce film, c’est les effets collatéraux auxquels on assiste, qui donnent à My Beautiful Boy son ambiance si particulière. Si Requiem for a Dream abordait le thème de la drogue du côté des utilisateurs, My Beautiful Boy nous offre le point de vue d’une famille qui se délite progressivement face à une faim incontrôlable de produits stupéfiants.

Steve Carell sort de ses habitudes de personne joviale pour enfiler un masque très différent. Le registre du drame lui va très bien, et le voir en tant que père qui voit son enfant progressivement se noyer dans les amphétamines, qui essaie de se battre, d’aider, et en même temps de vivre avec le reste de sa famille… Les émotions à peine contenues, la frustration, l’incompréhension se glissent à merveille sur son visage pour une interprétations excellente de David Sheff, poignante, et surtout à laquelle on peut s’identifier. Que ferait-on à sa place, si notre enfant chutait dans ce genre d’abysses, sans possibilité de repentance ? Je n’ose imaginer à quel point vivre ça est dévastateur, psychologiquement, et physiquement.

Les rôles secondaires qui complètent la famille sont également de qualité, et permettent de ramener un peu de lumière dans un film où on sombre lentement dans des abysses. Ce petit rappel à ce qu’est une vie de famille normale, et épanouie est très agréable. Et contraste énormément avec les plans très sombres qui accompagnent Nic.

Timothée Chalamet, quant à lui, continue son ascension fulgurante avec des rôles taillés pour lui. Après un superbe Elio dans Call Me By Your Name, Timothée enfile le visage de Nicolas Sheff. Un brillant jeune homme, qui malheureusement tombe dans des drogues de plus en plus dures. Incapable de vivre la réalité sans être embrumé, on suit sa descente aux enfers  progressive, mais constante. On sait que, théoriquement, personne ne peut le sauver, hormis lui-même. Et pourtant, on se surprend à espérer, à travers un nouveau plan, à travers les actions de ses parents, que Nic arrivera à décrocher de la meth. Bien en vain…

Un film très sombre et très dur

On pourrait presque dire que My Beautiful Boy est à 2019 ce que Requiem for a Dream est aux années 2000: un drame qui fascine, qui est tellement plausible, tellement “réel”, qu’il ne faut pas beaucoup d’efforts pour y croire.

Le film bénéficie énormément de l’intégration des spectateurs dans les deux aspects de ce film:

D’un côté, la famille de David, sa compagne, ainsi que les trois enfants, qui se demandent parfois pourquoi leur grand-frère n’est pas présent. C’est intéressant d’avoir ce décalage entre des moments de famille parfaitement normaux, où les enfants jouent dans le jardin, éclatent de rire, le soleil est haut dans le ciel et tout semble paisible.

Et de l’autre côté, les expériences de plus en plus extrêmes de Nic, à la recherche du trip ultime, rongé au point de ne jamais pouvoir vraiment se sevrer. Qui lutte contre lui-même. Qui a honte, mais n’a pas d’autre échappatoire que de se droguer encore plus. Le cercle vicieux s’installe, et malgré son père qui se bat autant, voire plus que lui contre son addiction, Nic sombre encore et encore. Et comme on s’en doute, il n y a pas 36 manières de terminer ça… Le contraste entre les couleurs chaudes et froides s’installe progressivement, pour accompagner la descente en enfer.

Le film est un condensé de sentiments assez violents, très durs. Une tension qui augmente au fur-et-à-mesure que l’intrigue progresse, avec quelques temps morts pour nous laisser le temps de respirer. Des espoirs, de la volonté, de l’acharnement, de la frustration, de la colère…Ce film, je l’ai vécu de manière assez viscérale. Au point qu’une fois les crédits qui défilent, je me suis autorisé à respirer de nouveau. On pourrait presque dire que le film joue avec nous. Les acteurs aussi. A nous faire croire, espérer, croiser les doigts, puis tout faire s’écrouler en un claquement de doigts et revenir au départ de cette lutte contre la drogue.

Conclusion

My Beautiful Boy est clairement LA  claque de ce début d’année. Puissant, intense, extrêmement bien porté par son casting et son réalisateur, ce film est une belle surprise, et surtout un presque-documentaire sur comment vivent les familles de ceux dont les enfants ont plongé et ne remonteront pas.
C’est avec plaisir que je vous recommande d’aller voir My Beautiful Boy, qui sort aujourd’hui au cinéma !

 

(Et merci au Club 300, ainsi qu’à Metropolitan Exports pour l’opportunité de visionnage en avance !).

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