Test du jeu de plateau V-Commandos

Un jeu de plateau qui met l’infiltration et la discrétion au coeur de sa mécanique, voilà qui change de la majorité des jeux de société actuels. Et pour ne rien gâcher, V-Commandos s’inspire clairement de jeux vidéo cultes : Commandos, Robin Hood : La Légende de SherwoodDesperados : Wanted Dead or Alive, ou encore le récent Shadow Tactics : Blades of The Shogun. Des jeux dans lesquels foncer tête baissée sur l’ennemi est une très, mais alors très mauvaise idée. Commandos, préparez-vous, l’opération va débuter !

 

L’UNIVERS DU JEU

Juillet 1940.

L’armée allemande occupe la majorité de l’Europe et rien ne semble capable de freiner son avancée. La Luftwaffe multiplie les raids aériens contre Londre et les grandes villes industrielles britanniques. La Grande-Bretagne tient bon et se prépare à résister à une invasion qui semble imminente. Mais Winston Churchill n’a pas l’intention de rester sur la défensive. Persuadé que seules les méthodes de combat non conventionnelles permettront de porter des coups décisifs derrière les lignes ennemies, il ordonne la création d’unités d’élite aéroportées. Parallèlement, le Special Operations Executive (SOE) est mis sur pied avec pour objectif de “mettre le feu à l’Europe”. 

Après un entraînement intensif, ces unités vont mener des opérations audacieuses de toute nature, frappant comme la foudre avant de se replier dans l’ombre. Leurs nombreux coups d’éclat, bien que souvent méconnus, ont pesé lourd dans l’issue du conflit. 

 

 

INFILTRATION, COMBAT, SABOTAGE

V-Commandos est un jeu 100% coopératif (il n’y a pas de traître parmi les joueurs) qui se joue de 1 à 4 joueurs.

Ce jeu de plateau a été financé grâce à la plateforme de financement participatif Kickstarter. C’est grâce à celle-ci et évidemment à l’attractivité du jeu, que V-Commandos a finalement vu le jour.

Une fois réuni, votre groupe se met dans la peau de commandos alliés opérant pendant la Seconde Guerre Mondiale. Et une chose est certaine, vous n’allez pas vous ennuyer car il y a fort à faire !

Amateurs de jeux vidéo, ces visuels ravivent-ils quelques souvenirs ? 😉

 

 

 

L’auteur de V-Commandos, Thibaud de la Touanne, a d’autres références que nous vous invitons à découvrir sur la page Kickstarter directement.

Alors, pourquoi insister sur ces clins d’oeil à des jeux vidéo ? Parce que toute la philosophie de ces jeux résidait dans l’idée de se faire le plus discret possible pour atteindre son objectif (infiltrer une base, récupérer des plans, etc). Et que V-Commandos est un brillant hommage à ceux-ci.

Chez Moovely, nous avons adoré le principe du jeu mais aussi le matériel qui permet de moduler le plateau.

 

 

PARTIES MODULABLES, OBJECTIFS MULTIPLES

Envie d’une partie rapide ? V-Commandos le permet. Les joueurs sélectionnent alors un terrain unique.

Envie d’une partie plus longue et corsée ? Vous démarrez alors une opération, laquelle, en jeu, se déroule sur plusieurs terrains. Ce sont sur ces terrains que vous devrez accomplir des objectifs pour l’emporter. Mais méfiez-vous, l’ennemi sera toujours dans les parages…Evitez les patrouilles, restez hors de portée et accomplissez votre mission en vous adaptant à sa configuration propre.

 

La discrétion est essentielle dans le jeu ! 

La majorité des opérations commandos avaient lieu de nuit afin de favoriser l’infiltration. Les commandos devaient absolument rester furtifs le plus longtemps possible et quitter les lieux sans tarder une fois l’objectif accompli. La pluie était également appréciée : les patrouilles ennemies préféraient rester à l’abri.

Très inférieurs en nombre et toujours en plein territoire ennemi, il valait mieux rester invisible, comme le capitaine Patrick Leigh Fermor et le lieutenant William Stanley Moss qui enlevèrent un général allemand en Crète, puis réussirent à s’échapper avec une garnison de plusieurs milliers de soldats à leurs trousses ! 

 

 

DES REGLES FACILES, DES CHOIX NOMBREUX

Un jeu de plateau tactique pourrait laisser croire qu’il est compliqué. Au contraire, le système de jeu est épuré et intelligent. Un tour de jeu se déroule toujours de la façon suivante :

  • 1 / Phase événement : une carte événement est piochée pour chaque terrain (attention, une opération peut comporter plusieurs terrains. Bien veiller à piocher une carte par terrain). Appliquez ensuite l’effet de chaque carte.
  • 2 / Phase commandos (vous, joueurs) : chaque commando effectue ses actions.
  • 3 / Phase ennemie : activation des ennemis.
  • 4 / Phase de fin de tour : vérification du succès ou de l’échec de l’opération. Si l’opération n’est pas terminée, il faudra tout simplement démarrer un nouveau tour de jeu.

Par contre, ce sont toutes les subtilités de vos personnages qui rendront la partie savoureuse. Si oublier la simplicité du déroulement d’un tour (détaillé ci-dessus) est presque impossible, tâchez de ne pas oublier les compétences de votre personnage, elles pourraient s’avérer très utiles dans telle ou telle situation.

Communiquez bien avec les autres joueurs, rappelez-leur les capacités de leur personnage au besoin. Communiquer est la clé, comme dans tout jeu coopératif.

Bien qu’un tour de jeu soit facile à mémoriser, chaque commando a 3 actions (ou davantage si une carte événement le permet par exemple) parmi lesquelles :

-Ramasser ou se débarrasser d’équipement (action gratuite),
-Faire exploser une charge de TNT (action gratuite),
-Se déplacer (1 point d’action à dépenser),
-Se déplacer furtivement sur une tuile moyenne (2 points d’action à dépenser),
-Sortir par une trappe (1 point d’action à dépenser),
-Débloquer une trappe (1 point d’action à dépenser),
-Attaquer en combat rapproché (1 point d’action à dépenser),
-Tirer (1 point d’action à dépenser),
-Utiliser un équipement (1 point d’action à dépenser),
-Eteindre une alarme (1 point d’action à dépenser),
-Interagir avec un objectif (coût variable),
-Economiser un point action (1 point d’action à dépenser).

N’hésitez donc pas à étudier toutes les possibilités, pour chaque commando, et à proposer à vos compagnons d’armes d’opter plutôt pour telle ou telle action tandis que vous vous occupez par exemple de tirer ou encore de sortir par une trappe.

 

 

Vous êtes une équipe, ne l’oubliez pas ! La coordination est importante si vous souhaitez mener votre mission à bien. L’intelligence artificielle (les ennemis) ne vous fera pas de cadeau.

Bien pensé, le jeu propose même un livret d’entraînement que nous ne pouvons que vous recommander (3 entraînements pour se mettre dans le bain et assimiler les mécaniques).

 

NOTRE AVIS

V-Commandos est une excellente surprise et nous ne sommes pas étonnés de voir que des extensions sont déjà disponibles. Le jeu a tout pour plaire : sa direction artistique, son adn (hommage aux jeux furtifs), sa mécanique, son matériel et la variété de son plateau qui ne fait qu’évoluer en fonction de l’opération choisie et des cartes terrains.

Chaque commando a ses forces et faiblesses (classique cela, me direz-vous) mais, au début de la partie, chaque joueur choisit l’un ou l’autre côté de son personnage (ces deux côtés offrent deux façons complètement différentes de jouer). Celui-ci commence avec une arme de départ variant évidemment en fonction du côté choisi. Veillez à construire une équipe variée. 

Honnêtement, nous sommes accro avec 12 parties au compteur (déjà !). D’ailleurs, mon petit doigt me dit que nous allons devoir nous intéresser aux extensions prochainement.

Une équipe aux multiples talents, des objectifs variés (gravir un phare, escorter un personnage, libérer des prisonniers…), mais que demander de plus ?

V-Commandos est un jeu dont nous avions beaucoup entendu parler, en bien, et nous avons vite compris pourquoi. Chers amis, nous devons maintenant vous laisser. Une nouvelle opération nous attend !

V-Commandos est un jeu de Thibaud de la Touanne édité par Triton Noir.

 

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